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Le saviez-vous ?

Une assiette pour changer le monde

Certains utilisent des bouquets de roses pour changer les choses, et s’il suffisait de changer d’assiette pour un monde meilleur ?

Dans notre société, consommer est une question de choix. Vous souhaitez manger des fraises en décembre ? C’est possible ! Des kiwis en août ? C’est possible aussi. Tout est disponible, partout, tout le temps, à n’importe quelle saison : entre les cultures hors sol et les produits qui ont fait le tour du monde pour arriver dans nos assiettes, nous avons pléthore de choix dans les rayonnages.

Nos choix alimentaires impactent directement la planète (systèmes agricoles industriels, productions hors sols et hors saison…), mais également notre santé. Actuellement, 30 à 35 % des cancers pourraient être évités par une meilleure alimentation, d’après Serge Hecberg (épidémiologiste, spécialiste de la nutrition).

« Notre alimentation explique tous les risques de déstabilisation de la planète auxquels nous devons faire face.  Si on ne change pas notre alimentation, on échouera sur le climat, on échouera sur la biodiversité, sur l’accès à l’eau, sur la santé des sols, sur les besoins en azote et en phosphore.  Ce n’est rien de moins qu’une révolution alimentaire globale qu’il faut accomplir dans les 30 prochaines années pour garder une planète vivable. Notre alimentation est le levier le plus puissant pour garder une planète vivable car elle est en relation avec les grands piliers qui permettent la vie sur terre, mais c’est également un levier majeur pour améliorer la santé humaine.»

Johan Rockström (directeur de l’institut de recherche sur le changement climatique de Postdam)

Notre alimentation est au cœur du problème, mais en est également la solution. Nos choix alimentaires ont des répercutions sur le climat et notre santé, mais également sur l’économie, la société et la politique.

Devenons tous consomm’acteurs. Prenons de la distance sur les publicités et les marques qui cherchent à nous attirer à tout prix (et à bas prix…). Retrouvons notre autonomie décisionnelle. Renseignons-nous sur les modes de production, sur les saisons… Grâce aux décisions que nous prenons dans les rayons (ou encore mieux : au marché, chez les artisans locaux…), nous avons tous la capacité de peser sur l’offre et de devenir ainsi « acteurs » des marchés et des politiques publiques et locales.

Revenir à des produits locaux peut parfois coûter un peu plus cher, mais en se dirigeant vers des produits bruts et de saison, les prix resteront abordables. Ré-équilibrer les assiettes et réduire le gaspillage alimentaire permettront au final de limiter la facture. La planète, notre santé et les producteurs et artisans locaux nous remercieront pour notre choix.

Alors oui, remettre ses habitudes en question peut faire peur. Une transition implique forcément de modifier une multitude de pratiques. Le changement dans notre assiette ne se fera pas du jour au lendemain, mais le principal, c’est de commencer dès aujourd’hui à se mettre en mouvement.

Un autre modèle est à portée d’assiette !

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